La formation des intérimaires

Le FAF-TT (Fonds d’Assurance Formation du Travail Temporaire) a publié en juin 2015 deux études rassemblant tous les chiffres liés à la formation des intérimaires durant l’année 2014. Petit récapitulatif.

La formation en alternance a pris de l’importance en Ile-de-France entre 2014 et 2015, au mépris des autres types de formation.

Type de formationNombre de contrats ou congés enregistrés
20142015
Formation en alternance (CPI, CDPI…)11412487
VAE (Validation d’Acquis d’Expérience)2613
Congé Individuel de Formation575444

Dans son étude, le FAF-TT présente trois types de formation dans les moindres détails : le CPI, le CDPI et le CIF. Au menu : les profils des bénéficiaires, leurs parcours professionnels, leurs motivations, leur satisfaction… Résumé.

 Le CPI (Contrat de Professionnalisation Intérimaire) 

Son rôle ? Favoriser l’insertion professionnelle et permettre l’acquisition d’une qualification reconnue. Il doit durer entre 6 et 24 mois et comprendre une période de formation, en alternance avec une période de mission(s) d’intérim.

-> En 2015, le FAF-TT a donc enregistré 1942 CPI en France.

Quelques chiffres :

-> 73 % des bénéficiaires étaient des hommes

-> 57 % avaient entre 16 et 25 ans (6 % seulement avaient 45 ans ou plus)

-> 38 % avaient au plus un CAP ou un BEP, 27 % un Bac

-> La durée du contrat était en moyenne de 383 heures

-> 29 % des bénéficiaires ont choisi ce contrat pour acquérir une qualification supérieure, 28 % pour augmenter leur chance de trouver un CDI. En tout, ils sont 66 % à déclarer avoir atteint leur objectif.

-> Six mois après la fin du contrat, 28 % étaient en CDI (contre 15 % six mois avant le début du contrat), 13 % en CDD (10 % avant) et 35 % en intérim (49 % avant).

-> Enfin, 88 % des participants confirment que le CPI a augmenté leur qualification et/ou leurs compétences professionnelles.

Le CDPI (Contrat de Développement Professionnel Intérimaire) 

Le but du CDPI est d’améliorer le niveau de qualification et de favoriser l’accès aux missions d’intérim des intérimaires peu ou pas qualifiés. Le contrat dure entre 175 et 450 heures.

En 2010, le FAF-TT a donc enregistré 3724 CDPI en France. Quelques chiffres :

-> 93 % des bénéficiaires étaient des hommes

-> 36 % avaient entre 16 et 25 ans, 35 % entre 26 et 34 ans

-> 47 % avaient au plus un CAP ou un BEP, 39 % ne détenaient aucun diplôme

-> La durée du contrat était en moyenne de 286 heures

-> 38 % des bénéficiaires ont choisi ce contrat pour acquérir une qualification supérieure, 27 % pour élargir leurs possibilités de missions. En tout, ils sont 64 % à déclarer avoir atteint leur objectif.

-> Six mois après la fin du contrat, 8 % étaient en CDI. 7 % en CDD, 59 % en intérim et 25 % en recherche d’emploi.

-> Enfin, 92 % des participants confirment que le CDPI a augmenté leur qualification et leurs compétences professionnelles. Ils sont en revanche 49 % à déclarer que le contrat ne les a pas aidés à rechercher un emploi.

 

Le CIF (Congé Individuel de Formation) 

Le CIF permet d’accéder à un niveau supérieur de qualification (notamment en faisant passer un examen de validation) mais aussi de changer d’activité ou de profession.

En 2015, le FAF-TT a donc enregistré 1974 CIF Intérimaires en France. Quelques chiffres : 

-> 82 % des bénéficiaires étaient des hommes

-> 43 % avaient entre 26 et 34 ans, 29 % entre 35 et 44 ans

-> 36 % avaient au plus un CAP ou un BEP, 30 % ne détenaient aucun diplôme

-> Plus de la moitié des bénéficiaires ont choisi ce congé pour renforcer leurs chances de trouver un CDI, 48 % pourtrouver du travail plus facilement, 30 % pour améliorer leur salaire (plusieurs réponses étaient possibles). En tout, ils sont 58 % à déclarer avoir atteint leur objectif.

-> Six mois après la fin du contrat, 46 % étaient en intérim et 22 % en recherche d’emploi. Malgré cela, ils sont 88 % à se déclarer satisfaits du stage qu’ils ont suivi.

Tous ces chiffres sont communiqués à titre d’indication. En effet, tous les bénéficiaires de ces trois types de formation n’ont pas répondu à l’étude : ils sont 19 % pour le CPI, 24 % pour le CDPI et 41 % pour le CIF à avoir renvoyé le questionnaire qui leur était adressé.

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