5 conseils pour une prise de références légale et efficace lors du recrutement

La prise de références permet au recruteur de confirmer l’histoire du candidat ou d’en avoir une autre version. Rappelons d’abord son cadre légal.

Pas de prise de références à l’insu du candidat

« Tout employeur souhaitant s’enquérir des références d’un candidat doit préalablement lui demander l’autorisation », indique l’article L. 1221-8 et L.1221-9 du code du travail. Cette autorisation est obligatoire même si le candidat a cité dans son dossier de candidature ou sur un réseau social les noms de personnes référentes. L’employeur ou l’intérimaire de recrutement qui ne respecte pas la loi s’expose à des sanctions judiciaires.

Les questions d’ordre privé (état de santé, préférences sexuelles, situation familiale, convictions religieuses) sont prohibées. La prise de références doit porter sur des éléments factuels: durée du poste, fonction occupée, nature du contrat, type de mission ou rôle dans l’entreprise, résultats… « On a reçu en amont un candidat qui annonce des choses, on doit s’assurer de leur véracité », explique Béatrice LOUVET, directrice générale du Groupe Transition (http://groupetransition.com).

Pas de prise de références chez l’employeur actuel

Cette démarche demande d’être menée dans la discrétion et la confidentialité. Elle est exclue chez l’employeur actuel – « pas question de mettre le candidat en difficulté vis-à-vis de lui », pointe notre interlocutrice.

Poser des question ouvertes, sans induire les réponses

Voici un exemple de la façon dont les choses peuvent être amenées dans la discussion avec la personne référente: « J’ai l’intention de lui confier telle mission, vous étiez son patron, qu’en pensez-vous? ». Observer un silence permet de laisser venir librement la réponse du référent. « On peut aussi demander quelles sont les forces du candidat, le but est de valider que le candidat sera la personnes de la situation », poursuit Béatrice Louvet. Il est aussi important de savoir pourquoi la collaboration s’est arrêtée – fin CDD, démission, faute? – et, il vaut mieux évidemment que les versions du candidat et du référent concordent.

Retrouvez l’intégralité de l’interview du 07/07/2017, réalisée par la journaliste Sophie GIRARDEAU pour le compte de Monster, en cliquant sur le lien suivant

https://ecommerce.monster.fr/hr/rh-info/conseils-recrutement/evaluer-candidats/5-conseils-pour-une-prise-de-references-legale-et-efficace.aspx

 

 

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